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  • Photo du rédacteurGenny K

Il y a des mauvaises journées.

Il y a des mauvaises journées.


Ces journées où tout va de travers, à croire que tous les gens qu'on côtoie se sont donnés le mot pour nous blesser.


Il y a les remarques amères, le manque de respect, les promesses non tenues, les injustices, les choses qu'on nous demande de faire alors que nous n'avons pas les moyens pour, les reproches qu'on nous fait plus ou moins directement pour des choses dont on n'est pas responsables. Il y a aussi les gens qui nous feront culpabiliser de ne pas faire plus, quand on est déjà au delà du taquet... Et les gens tout simplement de mauvaise humeur, qui vivent sûrement une journée comme la nôtre mais se déchargent sur nous parce qu'ils n'ont pas peur de blesser, eux. Tandis que pour nous, c'est le pire qui puisse être...même si parfois on aimerait secrètement, et non sans culpabilité, réussir à être un peu amer, un peu ironique, tout en sachant que ça nous briserait le coeur... Ces jours là, surtout quand on est jeune, on aimerait savoir être méchant.


Rajoutez quelques quiproquos, des couacs d'organisation, et un brin de malchance dans ces 24h là, et vous avez le cocktail gagnant pour la cocotte minute à émotions.

C'est l'orage dans votre coeur et votre impatience vous donne envie de tout régler de suite. Écrire à la personne qui s'est vexée dès maintenant. Envoyer bouler celui qui ne vous a pas bien traité du tac au tac, (mais sans le froisser non plus...) et mettre de l'ordre dans tout, y compris dans vos blessures passées, non soignées, que toutes ces choses réveillent...

Mais les années nous prouvent que solutionner ces choses sur une journée qui ne va pas, c'est finalement rajouter de la foudre dans l'orage, et finir par soulever la mer.


C'est la patience qui nous en sort et la perspective des jours qui passent. C'est le souvenir de cette journée parfaite il y a une semaine où tout était fluide, chaleureux et souriant. Elle reviendra cette journée... Mais en l'attendant, il faut laisser couler.

Comme le sage qui regarde la tempête, stoïque, quand elle essaye d'altérer la nature... Il s'acharne ce vent, mais les grands arbres attendent, laissent leurs branches plier avec souplesse, pour éviter qu'elles ne cassent. Et quand vient l'heure du bilan, ce sont les arbres les plus souples qui ont tenu, pas ceux qui se braquent...


Quand on peut, on essaye d'être le sage dans sa caverne et on observe. Parce qu'on a compris qu'on n'arrête pas le vent. Quand on a moins de chance, on essaye d'être ce gros arbre souple. Faire confiance en nos racines, danser avec le vent, tout en pensant aux beaux jours qui reviennent...toujours.


L'univers teste notre attitude dans l'adversité, parce que le vrai challenge, il est là... trouver l'harmonie en soi, même dans le chaos. Transmuter le chaos, plutôt que le laisser nous haper. Le transmuter par notre patience. C'est paradoxale, n'est-ce pas? Abréger la durée de cette phase de test, par la patience...


Alors à tous les grands gentils qui traversent des tempêtes et n'ont peut être pas encore trouvé leurs racines, sachez que ça vient. Avec le temps. Les genoux écorchés. Et le recule. La lassitude aussi... Tant et si bien qu'à la fin, on se demande si le sage et les grands arbres ne font plus qu'un...


Bon week-end à tous




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