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Pourquoi il ne faut pas combattre la fièvre

Quand les capacités de notre corps à se défendre contre ce que nous appelons communément microbes sont dépassées, nous risquons de tomber malade.


L'une des armes majeures et naturelles de l'organisme est la hausse de température. En effet, en se mettant en surrégime thermique, il devient capable de se débarrasser d'un grand nombre d'hôtes indésirables qui ne sont pas capables de survivre en milieu surchauffé. Cela signifie que si notre température est augmentée, notre corps est en guerre. Ce n'est pas par hasard que l'outil n°1 de notre pharmacie est le thermomètre et que la première question (encore) posée par le médecin est : « avez-vous de la température ? » Malheureusement, si la réponse est positive, le premier geste courant aujourd'hui sera une ordonnance comportant un antipyrétique comme l'aspirine, qui fera baisser la température, et qui donc privera le corps de son meilleur médicament autogénéré. La fièvre est donc bel et bien un moyen d'auto-défense qu'il s'agira d'utiliser et non de réprimer : elle est le résultat de l'effort que fait le corps pour faire face à des intrus : bactéries, virus, champignons, parasites et même parfois protéines alimentaires s'il les confond avec d'autres protéines. Chercher à lutter contre ce symptôme - la fièvre - revient à s'opposer aux processus de défense, autrement dit à contrecarrer les efforts curatifs mis en place spontanément par le corps dans un but d'autoguérison. La fièvre n'est pas une maladie, c'est un signal d'alerte en même temps qu'une arme puissante, comme l'inflammation, par exemple. Il s'agira donc également de poursuivre l'enquête pour chercher la cause de la fièvre.


La fièvre ne sert pas seulement à augmenter la température, ce qui inactive les virus et ralentit la croissance des bactéries, mais aussi à permettre au corps de se défendre grâce à l'augmentation du rythme cardiaque et de la vitesse de circulation du sang ; cette dynamique vise à garantir un transport plus rapide des moyens de défense de l'endroit de leur production jusqu'au lieu de l'infection. Elle accélère la production des globules blancs (nos soldats) dans la moelle osseuse. Elle amplifie la destruction des microbes par nos éboueurs, les macrophages. Elle stimule la multiplication des lymphocytes (armées spécialisées). Elle augmente la production d'anticorps par les lymphocytes. La fièvre permet également de neutraliser et d'éliminer les toxines, déchets de la bataille en cours. Elle accélère le métabolisme de manière globale, elle stimule la vidange des émonctoires (la fabrication de sacs poubelles et leur évacuation), ainsi que les réactions chimiques qui aident les cellules du corps à se régénérer. D'ailleurs, ne ressentons-nous pas, après une forte fièvre, un regain de santé et de propreté, aussi bien physique que psychique ?

Bref, une fièvre accompagnée et surveillée est sans aucun doute le meilleur moyen de retrouver la santé, sans devoir avoir recours à des suppresseurs de symptômes (antipyrétiques pour la fièvre, antalgiques pour les douleurs, antibiotiques pour les microbes), qui laissent le corps sans moyen et sans force, et constituent la porte ouverte des récidives et des pathologies chroniques. Rappe pour les chiens: leur température corporelle normale est située entre 38 et 39 degrés! On ne parle donc pas de fièvre en ce qui les concerne lorsque la température augmente de cette façon!




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