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Pourquoi nous déconseillons les antibiotiques

Une inflammation, nous l'avons souvent répété, est un processus de défense de l'organisme qui vise à générer une dilatation du système vasculaire dans une zone spécifique du corps, pour que des globules blancs soient acheminés et stoppent les bactéries présentes, mais aussi pour que des protéines et cellules souches soient acheminées pour réparer les tissus qui ont pu être endommagés (par les bactéries, ou simplement par un choc ou l'apparition d'une blessure qu'il faut refermer). Donner un anti-inflammatoire, c'est empêcher le corps d'envoyer ses agents immunitaires et ses agents régénérateurs dans une zone en détresse, souvent pour remplacer les globules blancs par des antiobitiques. L'antibiotique est censé se charger d'éradiquer la prolifération bactérienne à la place des globules blancs.



Or un antibiotique ne peut éradiquer une souche bactérienne. La seule chose qu'il peut faire c'est enrayé sa propagation. Ce qui veut dire que par définition, si on ne laisse pas le système immunitaire et les globules blancs prendre en charge une infection, on se contente d'empêcher que cette infection se développe, en acceptant que l'on restera porteur de la souche bactérienne par la suite. Mais faisons fit de ce premier problème, et allons regarder comment fonctionne un antibiotique.


Les antibiotiques agissent selon les principes suivants:

PRINCIPE 1: ils vont empêcher l'épaississement de la paroi de la bactérie qui a besoin de s'épaissir pour s'étendre, et se multiplier. Pour se faire, l'antibiotique va se fixer sur cette paroi. Mais ces antibiotiques n'ont pas de capacité de distinction entre une bactérie létale pour l'organisme, et l'ensemble du microbiote de l'organisme qui contribue au bon fonctionnement intestinal et métabolique. Le microbiote est alors détruit, ce qui ouvre la porte à la proliférations d'autres bactéries colonisatrices de l'intestins et parasites en tous genres. Les dommages causés sur les intestins et le fonctionnement métabolique sont considérables. D'où les recommandations qui sont faites sur les ordonnances de limiter la prise d'antibiotique à quelques jours, et de l'accompagner d'aliments lourds, pour faire en sorte de détruire le moins de flore intestinale possible. C'est le principe de bombarder une ville parce qu'on ne peut pas avoir la précision de bombarder une maison, mais d'essayer de se rassurer sur le fait qu'en ne bombardant que deux trois jours de suite, quelques maisons seront tout de même sauvées. C'est une approche qui est surprenante lorsque l'on sait que cette paroi bactérienne est composée en partie de sucre et que la paroi de la bactérie a donc besoin de sucre pour pouvoir se développer et se multiplier. Arrêter le sucre suffisait donc à empêcher la prolifération bactérienne. PRINCIPE 2: Sur ce même principe d'empêcher la bactérie de se développer et d'élargir sa paroi, l'antibiotique peut tenter d'inhiber la production ou l'absorption par le corps de certaines vitamines naturelles dont la bactérie a besoin pour constituer sa paroi (l'avemix est typiquement un exemple d'antibiotique qui a ce type d'action). En inhibant la vitamine B9 ou B12 par exemple, la bactérie ne peut de nouveau plus se développer et élargir sa paroi. Mais le corps ne peut plus non plus cicatriser, ni faire fonctionner son système nerveux correctement. Les chevaux qui ont des ulcères et prennent de l'avemix présentent régulièrement des hémorragies internes de ce fait. Nous avons observé ce cas à plusieurs reprises. Nous soulignons également une incohérence régulièrement observées: la prise de ce type d'antibiotiques pour bloquer la production ou l'absorption de vitamine, couplée à la prise de Complément Mutli Vitaminés (CMV). C'est un non sens qui nait du fait qu'on fait aujourd'hui des choses sans essayer de les comprendre, ce qui nous conduit parfois à avoir deux actions contraires. PRINCIPE 3: l'antibiotique qui vient interrompre le développement de l'ADN de la bactérie en la coupant, ou en corrompant la création de cette ADN par l'ajout d'éléments ne lui correspondant pas. De cette façon, son développement est rendu impossible. Il a toutefois été observé que les antibiotiques qui ont ce type de procédés perturbent également le fonctionnement de la paroi cellulaire et vont jusqu'à perforer la cellule, tant et si bien que les composants des cellules s'en échappent.


Ces mécanismes qui veulent mettre les globules blancs au chômage et les remplacer ont donc des effets secondaires sur le moyen à long terme qui ont été révélés par les études les plus récentes. Je note ici les phénomènes les plus fréquemment observés:

- Chocs anaphylactiques (bien connu avec la pénicilline notamment)

- Troubles respiratoires avec lésions alvéolaires

  • Hyperbilirubinémie

- Hépatotoxicité

- Baisse de production hormonale

- Inhibition des ribosomes mitochondriaux (altération du fonctionnement chimique de la paroi cellulaire)

- Néphropathie (avec nécrose, ou réaction allergique ou cristallurie)

- Trouble vestibulaire (perte d'équilibre)

- Troubles neuro-sensitifs (Perte de sensibilité)

- Migraines liées à l'hyper tension crânienne

- Anémie

- Déficience en G6PD (enzyme indispensable pour métaboliser l'alcool et où les anesthésies notamment)

- Trouble de la coagulation

- Eruptions cutanées et oedèmes

- Troubles digestifs et du transit avec vomissements et diarrhée ou constipation chronique Une étude épidémiologique a également aussi mis en évidence une augmentation du risque de cancer chez les individus ayant régulièrement pris des antibiotiques.


Nous soulignons pour conclure qu'en l'espace de 30 ans, le taux de résistance aux antibiotique a été multiplié par 90. Là où il était de 0,5% dans les années 90, il est de 45% aujourd'hui en France pour les antibiotiques prescrits pour la tuberculose par exemple. Ce qui a justifié la création d'un nouveau protocole qui consiste à l'administration de 4 antibiotiques combinés pour tenter de parvenir au même résultat sur la tuberculose.


Jusqu'où ira la surenchère? Si la communauté scientifique s'inquiète de voir la bactérie résister. Nous ouvrons une réflexion différente: Ne serait-ce pas le corps qui apprend à lutter contre cet agent qui est peut-être plus dangereux pour lui que le foyer bactérien lui-même ? Car je cite la société canadienne de pédiatrie à ce sujet:


"Un enfant enrhumé est infecté par un virus, contre lequel il n’existe aucun antibiotique efficace. Néanmoins, on prescrit souvent des antibiotiques contre le rhume. Cet usage ne guérit pas l’infection mais peut, en fait, encourager la résistance aux antibiotiques parmi les bactéries qui vivent dans le tube digestif de l’enfant. Si l’enfant développe une infection bactérienne, ces bactéries peuvent résister à l’antibiotique qui a été employé à tort pour guérir le rhume." Les premières bactéries à apprendre à résister aux antibiotiques, se sont celles qui sont indispensables au fonctionnement de l'intestins, les bactéries présentent dans le microbiote. Si celles-ci apprennent, toute bactérie présente dans l'organisme peut observer, et mettre le même processus de résistance en place. Un mécanisme de transmission d'une espèce de bactérie à l'autre a même été identifié. Par conséquent, plus on donne d'antibiotique, et plus les bactéries, bonnes ou mauvaises, apprennent à résister. Les effets secondaires néfastes eux, en revanche, ne diminuent pas. L'OMS sonne l'alerte sur ce phénomène de résistance aux antibiotiques et sommes les chercheurs de développer de nouvelles approches pour les combattre.


A cela nous répondons: plutôt que de donner des anti-inflammatoires, pour laisser toute la place à des antibiotiques de plus en plus inefficaces, mais également délétères sur le long terme: encourager l'inflammation pour que les globules blancs puissent s'en charger, ne serait-ce pas déjà un premier pas?


De notre côté, nous préférons toujours ramener les choses à l'origine du problème: avant de chercher comment tuer le ras, demandons-nous ce qui a pu l'attirer chez nous, supprimons ce qui l'attire de notre environnement, afin qu'il ne trouve plus d'intérêt à nous rendre visite. Revenir à une approche holistique de la santé, pour nous comme pour nos animaux, c'est comprendre le corps afin de mieux l'aider. Et adapter son environnement, pour mieux le soutenir.

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