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  • Photo du rédacteurGenny K

Comprendre la Guérison

C'est un post extrêmement important dans le cadre des soins que Julian prodigue. Aujourd'hui, nous allons parler des symptômes.

Quand votre vétérinaire ou vous même voyez un symptôme (fièvre, inflammation, tumeur, bouton, boiterie) vous voyez la maladie. Quand Julian et moi voyons un symptôme, nous voyons la guérison qui démarre.

Pourquoi ?

Parce qu'un Symtpome est un signe que votre corps répare quelque chose.

Par une fièvre, il tue les germes, virus, microbes, parasites. Par des éruptions cutanées, il évacue des substances toxiques que les reins et le foie n'arrivent pas à évacuer s'ils sont débordés de travail. Chez les chevaux, cela vaut aussi pour les abcès, les pieds étant une voie de sortie facile. Par les vomissements le corps vous fait savoir : digérer? Je n'ai pas que ça à faire. Si vous êtes sous médicament c'est aussi le foie ou les reins qui vous disent "ça, je sais pas l'évacuer ! Dehors" Par la nausée il vous fait un rappel qui n'est pas prêt à manger. Par la diarrhée, il vous fait savoir qu'un élément a été évacué d'urgence, si la diarrhée est chronique, il vous dit que les intestins ont besoin d'être vides pour être nettoyés et rénovés. Par une Inflammation, le corps amène en abondance dans une zone abîmée les cellules souches qu'il a créé dans son lobe frontal, afin de réparer les tissus abîmés (du muscle, de l'os, de l'articulation, du cartilage, des veines, tout est réparable). Par une toux, il évacue des éléments néfastes dans son système respiratoire. Par le mucus, il créée une barrière permettant de capturer des virus ou microbes qui s'invitaient dans ces voies respiratoires. Par une tumeur, le corps a identité que des cellules nommées cancéreuses ont arrêté de travailler et pourraient convaincre leurs voisines d'en faire autant. Il les isole donc dans une prison. Quand elles seront toutes emprisonnées et qu'il aura la certitude que toutes les cellules libres travaillent bien, il va lancer le processus d'évacuation (phagocytose) pour la faire disparaitre. Pour cela il peut la faire saigner. Si la tumeur est interne, il crée un système de drainage aqueux (l'acite) pour que le sang soit évacué par les reins. Je peux rajouter que si des cellules dites cancéreuses sont retrouvées en liberté dans une zone jugée inutile (dans un sein qui n'allaitera plus jamais, dans la prostate d'un homme sans activité sexuelle depuis des années, dans un utérus ou un ovaire qui ne créera plus d'enfants ou dans la chaîne mammaire d'une chienne stérilisée, il n'y a en vérité rien d'anormal ni d'inquiétant. Ces cellules n'ont plus de raison de travailler. Elle sont en quelques sortes en retraite, et si vous prélevez tous les corps des décédés de plus de 60 ans vous trouveriez des cancers de ces zones chez presque tout le monde. Mais cela est une autre histoire .)

Pour en revenir à nos tumeurs, si elles sont dites benignes et renferment des parasites (et non des cellules cancéreuses), on pourrait alors aussi appeler cela des kystes, le corps va créer une fièvre pour brûler la tumeur en question.

Tout ces symptômes ne sont pas des signes de maladie. Ce sont des signes de guérison.

Quand vous faites taire les symptômes (avec des antipyrétiques pour arrêter la fièvre, des anti inflammatoires pour arrêter l'inflammation, de la cortisone pour arrêter les éruptions cutanées, des antibiotiques pour tuer à l'aveugle des microbes quand on ne sait même pas lesquels ont créé l'infection, des sirops pour empêcher l'expulsion des microbes qui de sont installés, des spray pour dégager les voies nasales qui avaient mis sous contrôle un nuisible qui voulait rentrer dans les poumons, un anti-vomitif ou un anti-diarrhée pour forcer le corps à digérer coûte que coûte, quand on retire une tumeur et qu'on coupe au passage la prison et qu'on laisse au passage s'échapper des cellules qui avaient été isolées, quand on retire l'acite dans la zone tumorale et qu'on empêche ainsi la tumeur de se vider et de disparaitre) on empêche le corps de guérir...

C'est comme dire aux ouvriers d'une zone en travaux : "vous faites du bruit et de la poussière arrêtez tout, je confisque vos outils, le marteau piqueur me fait peur et me dérange, il y a de la boue partout, le ciment c'est sale, rangez moi tout ça". Sauf qu'en agissant ainsi la zone ne sera jamais réparée.

Nous faisons l'erreur de chercher à ranger et nettoyer un chantier, ou pire, nous cherchons à arrêter le chantier au complet, plutôt que d'apporter de nouveaux ouvriers, de nouveaux tractopelles, de nouvelles grues, afin que le chantier finisse plus vite, et surtout finisse mieux.

Le chantier/Symptôme n'est donc pas le problème. Le problème c'est quand le chantier/symptôme n'en finit pas, par manque de moyens. Il faut alors donner au corps les moyens de finir.

C'est là que Julian intervient en fournissant l'énergie vitale nécessaire, un carburant tout de suite utilisable par tout organisme vivant 1. Pour que le système immunitaire isole et détruise le ou les fauteurs de trouble. 2. Pour que les cellules souches naturelles de l'organisme, soutenues par le système vasculaire puisse réparer les zones endommagées. Le corps va en effet faire engorger les zones abîmées puisque le sang qui afflue fait voyager les cellules souches). De ce fait , l'engorgement n'est pas à combattre non plus, car quand vous mettez de la glace sur une inflammation, vous empêchez tout le monde de travailler, vous figez vos ouvriers, vous les faites bosser sous la neige pour les ralentir.

Je ne parle pas des méthodes encore plus drastiques visant à amputer un membre ou retirer un organe. Je vous laisse imaginer le désespoir du corps qui faisait de son mieux et travaillait durement puis se voit d'un coup privé d'une partie de lui même. A une échelle microscopique, c'est comme une météorite qui viendrait détacher un bout de notre planète. Souvent le corps le sait, le sent, et travaille dans l'angoisse que cela arrive.

De nos jours, de plus en plus de vétérinaires et docteurs comprennent ces mécanismes et accompagnent le corps sans le combattre. Mon médecin du sport il y a déjà 10 ans, lorsque j'ai été accidentée à cheval, m'avait préconisé de ne prendre les anti-inflammatoires qu'en cas d'épuisement pour dormir un peu, mais de laisser autrement le corps réparer ma hanche. Un éminent cancérologue il y a 30 ans, après avoir constaté que Julian presentait sur la jambe une fybrome non-oscifiant, avait refusé de faire une biopsie afin d'éviter de générer une inflammation supplémentaire dans une zone visiblement en difficulté, préconisant un suivi régulier de l'avancée naturelle des travaux. Ils avaient tout compris.

Cet article a pour but de vous aider à comprendre la guérison de vous prier de tout coeur de la laisser s'accomplir. Comprendre aussi que si les jours après le soin, le chantier est encore plus actif, c'est une bonne nouvelle. Et c'est preuve que le corps avait vraiment besoin d'ouvriers en plus.

Les cas nécessitants une intervention chimique ou chirurgicale sont rares. Et si dès les premiers signes on laissait le corps se réparer, et on l'encourageait, plutôt que de l'empêcher de fonctionner, on n'arriverait pas à des cas lourds nécessitant ces interventions mécaniques extérieures.

Apprenons donc à aimer les symptômes, à remercier le corps pour son bon travail, à l'aider en lui envoyant plein d'eau (parce que les fluides sont le véhicule des ouvriers), à cesser de manger des choses lourdes pour qu'il ait de l'energie pour réparer, plutôt que pour digérer des plaisirs gustatifs Inutiles qui le fatiguent plus qu'autre chose. Mangeons plutôt des aliments dits vivants, chargés d'énergie vitales: crudités, fruits, graines germées pour nous les humains. Herbe verte pour les chevaux. Barf pour les carnivores (dans la mesure du possible pour tous). Et pour les animaux qui refusent de manger pendant leur convalescence, et ce sera mon dernier point, respectons leur jeune s'ils le pratiquent spontanément. Parce que, eux, tout ce que j'écris ici, ils l'ont compris et savent l'appliquer. :)


Julian & Genny


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